Le MDM est un outil puissant et nécessaire pour sécuriser et automatiser la gestion du parc informatique, mais il ne fait pas tout. Il remonte des alertes qu’il faut traiter vous-même, et ne gère ni la préparation des ordinateurs ni le support des collaborateurs. Avant de choisir un MDM, la vraie question est donc : qui va le piloter au quotidien ?
Souvent, les entreprises pensent qu’installer un MDM sur le parc informatique, ça va résoudre tous leurs problèmes. Que ça va libérer du temps, que ça va automatiser tous les problèmes. Mais la réalité, c’est que non.
En fait, le MDM, ce n’est pas un outil miracle, ça ne va pas tout faire à votre place. C’est le contraire en fait même. Le jour où vous installez le MDM, vous allez recevoir des alertes dans tous les sens, toutes les semaines : des chiffrements qui sont désactivés, des patchs de sécurité qui ne passent pas, des comportements suspects. En fait, le MDM, il ne va pas contacter le collaborateur à votre place, il ne va pas écrire le correctif. C’est à vous de mener l’enquête avec le collab. C’est à vous de faire le travail dans le MDM pour corriger la situation.
Dans tous les cas, il y a aussi toute la charge opérationnelle liée au parc informatique qu’un MDM ne va pas automatiser. Les ordinateurs, il faut les commander, il faut les ouvrir, il faut les préparer. Les collaborateurs, ils vont continuer à avoir des demandes toutes les semaines. Ils vont avoir des problèmes sur leur ordi, des mots de passe oubliés, des cafés renversés. Toutes ces demandes de support-là, il va falloir continuer à les gérer d’une façon ou d’une autre.
Donc oui, le MDM, c’est un outil qui est super puissant, je ne dis pas le contraire. Il est nécessaire pour automatiser, pour sécuriser en masse l’ensemble de la flotte. Mais clairement, ce n’est pas un outil miracle.
Et avant de choisir un MDM, la question la plus importante, ce n’est pas : quel est le bon outil ? Quel est le bon MDM ? Mais c’est plutôt : qui va le piloter au quotidien ? Qui va écrire les scripts ? Qui va le configurer ? Qui va le superviser ? Et qui va gérer toute la charge opérationnelle restante, qui, elle, n’est pas automatisable avec le MDM ?
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